Dans la valise de Coleen

Coleen revient à Las Vegas pour présenter son dernier modèle de vélo électrique avec un écran intégré. Audrey Lefort a fait le voyage avec un Polaroid et la clé de la visserie antivol du vélo. Plus qu’un outil, un bel objet qui concentre l’esprit de l’e-bike, au design particulièrement soigné.

Cette clé en métal un peu plus grande que la main est « l’empreinte spécifique » de l’e-bike de Coleen. Créée spécialement pour le vélo électrique de la jeune entreprise, la pièce de la visserie antivol est aussi « utile que jolie ».
« On la garde toujours avec nous », montre Audrey Lefort, cofondatrice de la jeune entreprise qui participe à son deuxième CES. Preuve que Coleen soigne le design jusque dans les plus petits détails. A Las Vegas, la start-up venue de Biarritz assume son positionnement haut de gamme avec son dernier vélo connecté, une version configurable avec plusieurs accessoires, accessible à partir de 4900 euros.

Coleen, le vélo électrique made in France

Créée en 2014 par Audrey Lefort et Thibault Halm, Coleen a lancé sa marque en 2017 au sein de la Technopole du Pays basque. L’entreprise a levé un million d’euros à l’été 2019, pour passer à la phase d’industrialisation et livrer les premières commandes fin 2019. « Le marché du vélo électrique a explosé dès 2017 », analyse Audrey Lefort. Pour se distinguer de la concurrence, Coleen assume donc pleinement son côté élitiste.
« En 2019, nous étions venus au CES avec la Nouvelle-Aquitaine pour faire connaître la marque et tester notre produit ». Un coup gagnant même si l’équipe n’avait pas pu prendre de batteries pour les démonstrations. « Nous avons eu des demandes de commandes vers Phoenix et Los Angeles. »

L’e-bike champion du design

Avec poids total de 19 km pour une batterie amovible de 529 watts/heure, la bicyclette de Coleen bénéficie d’une tension de 48 volts, pour une autonomie de 100 km et une vitesse allant, selon la puissance du moteur, jusqu’à 45 km/h. La batterie se recharge en 2h30.
Au-delà de ses performances, c’est surtout le profil et la finition du vélo qui font mouche. Reprenant les « codes de l’industrie automobile vintage », Audrey Lefort et Thibault Halm ont éliminé un maximum de pièces en plastique pour un résultat à la limite du luxe dans le domaine des cycles urbains. 85 % des éléments du vélo sont fabriqués (« et non pas assemblés », insiste Audrey Lefort) en Nouvelle-Aquitaine. L’e-bike cumule les trophées : coup de cœur du programme Digital InPulse et Eurobike award en 2018, un Red Dot award en 2019.

Le made in France qui séduit

Derrière son look néo-rétro, le vélo de Coleen offre un concentré de technologies connectées : géolocalisation, antivol GPS, gestion d’itinéraire. Sur son stand, la start-up présente sa dernière innovation : un nouveau modèle équipé d’un écran intégré avec connexion Bluetooth pour la réception d’appels et de sms. « Le pavillon de la Nouvelle-Aquitaine nous permet de caler des rendez-vous dans des espaces réservés pour organiser des tests et bien expliquer le fonctionnement de l’application. »

Sous la bannière de la Nouvelle-Aquitaine, le made in France ultra qualitatif séduit. « Nous avons d’importantes demandes du Japon et de la Californie ». La priorité de Coleen (à suivre sur Twitter et sur Facebook ) est donc de rechercher des distributeurs, capables d’assurer un service après-vente à la hauteur des prestations de leurs vélos. Son modèle ? Tesla, répond Audrey Lefort. « Nous voulons faire avec le vélo ce que Tesla a fait avec la voiture. »

Dans la valise de Coleen

  • Un appareil photo Polaroid
  • La clé antivol créée pour l’e-bike de Coleen
  • Le livre « Rouge Brésil » de Jean-Christophe Ruffin
  • Le livre « Rock Garage » de Christophe Brault
  • Un rouge à lèvre
  • Cartes de visites
  • Un casque de vélo
  • Une clé USB


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