Dans la valise d’Icohup

Une petite voiture télécommandée et un pistolet jouet lanceur de fléchette : la start-up Icohup est arrivée en habituée à Las Vegas avec un mot d’ordre, faire le show pour attirer l’attention sur Rium, son boîter détecteur de radioactivité.

Le CES, Icohup y va « comme à la maison ». C’est la quatrième fois que la start-up de Limoges participe au grand show de Las Vegas. « Nous avons créé l’entreprise en décembre 2016, se souvient Gaël Patton, docteur en physique à l’université de Lyon. Quinze jours après nous étions au CES 2017. » L’incontournable Consumer Electronics Show fait partie de l’histoire de l’entreprise, spécialisée dans les solutions de radioprotection. L’évènement est l’occasion de fêter l’anniversaire d’Icohup depuis sa création en assurant l’animation. « Le show, c’est le mot clé du CES. »

Alors qu’un staff assure les arrières en France, une partie de l’équipe (Louis Moreau, ingénieur R&D et Billy Duchesne, directeur commercial) est venue armée d’un pistolet jouet lanceur de fléchette. Sur le stand, une voiture télécommandée dénichée dans un grand magasin promène le détecteur Rium. Boîtier à peine plus grand qu’un smartphone, Rium est capable d’identifier les sources de radioactivité en déterminant trois paramètres : l’activimétrie, la dosimétrie et la spectrométrie. Soit, de façon très simplifiée : l’activité, la quantité et l’origine des radiations.

Rium, le détecteur de radioactivité nouvelle génération

 « Le CES marque notre ambition »

 La particularité d’Icohup tient dans le prix de ce capteur, accessible au grand public autour de 400 euros. Commercialisé en 2018, Rium « était déjà un défi technologique pour apporter une solution performante de détection à bas coût, explique Gaël Patton. Depuis, nous nous sommes structurés pour mieux répondre aux besoins des professionnels. » Icohup présente au CES 2020 une offre de radioprotection plus globale où le détecteur Rium est complété par une solution logicielle de supervision en temps réel. La start-up compte parmi ses clients le CEA (le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), EDF, l’IRSN (l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) et plusieurs hôpitaux dont le CHU de Bordeaux.

Passée au stade de l’industrialisation avec une levée de fond de 2 millions d’euros, Icohup compte atteindre la vingtaine de salariés dans le courant de l’année en recrutant notamment deux commerciaux. Concentrée sur le marché français, la start-up affiche à Las Vegas son ambition internationale (avec des distributeurs en Corée et au Japon) sous la bannière partagée de la Nouvelle-Aquitaine et du pôle de compétitivité Nuclear Valley.

« Tout se fait en off »

« Partir ensemble avec la délégation Nouvelle-Aquitaine permet de montrer une image de groupe cohérente, poursuit Gaël Patton. En se rassemblant à plusieurs entreprises, nous offrons la même capacité qu’un grand systémier. Les clients potentiels peuvent se représenter des synergies entre les start-up présentes. »

« Rares sont les bons de commande signés au show, tempère cependant le président d’Icohup. Mais le salon permet de rencontrer des partenaires et des clients potentiels, à recontacter sur le long terme. » Un conseil : ne surtout pas négliger les soirées organisées en marge de l’évènement. « Tout se fait en off, une bière à la main. Je me souviens d’une rencontre avec Mounir Mahjoubi en 2018 ». L’entreprise avait décroché un CES Innovation Award. Le secrétaire d’Etat au numérique était passé en visite officielle quelques secondes au stand d’Icohup. « Mais j’ai eu 25 minutes de conversation avec lui, en off, autour d’une bière. »

Dans la valise d’Icohup

  • Le détecteur RIUM et ses objets connectés
  • Une voiture télécommandée
  • Un jouet pistolet avec ses fléchettes
  • Le CES Innovation Award 2018
  • Cartes de visite et brochures RIUM

 

 

 

 



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