Dans la valise de mySofie

MySofie a de l’ambition à revendre. L’application, qui permet de suivre ses remboursements de santé, est décidée à s’imposer sur le marché français de l’e-santé. Dans cette conquête qui passe par le CES, Philippe Baranski s’inspire des meilleures citations de Winston Churchill.

En plus de ses baskets porte-bonheur et du mug qu’il utilise tous les jours, Philippe Baranski a glissé dans sa valise des élastiques de musculation. Rien de mieux que des séances régulières d’exercice pour garder la forme dans ce marathon de quatre jours qu’est le CES. Pour le mental, le cofondateur d’Everest HC puise dans les citations culte de Winston Churchill une bonne dose d’humour, de stratégie et de combativité. De quoi se ressourcer pour affronter le gigantisme du Consumer Electronics Show de Las Vegas, où l’entreprise informatique présente mySofie, son application de suivi des dépenses de santé.

mySofie, l’application qui veut simplifier la santé

mySofie – ma santé dans ma poche from mySofie on Vimeo.

« Nous sommes partis avec des bagages légers », reconnaît Philippe Baranski qui n’a misé sur aucune démonstration tape-à-l’œil sur son stand. Dans le domaine très particulier de l’assurance santé, mySofie vise en priorité le marché français et européen. Paradoxalement, comme pour bon nombre de start-up, le CES de Las Vegas offre « des retombées médiatiques et une visibilité indispensable » pour conquérir ces marchés.

« Le CES, un moyen d’aller vite et loin »

Philippe Baranski est cependant arrivé avec un coup d’avance à Las Vegas. Commercialisée depuis 2018, mySofie a déjà séduit de grandes mutuelles comme Groupama, AG2R La Mondiale ou l’AGPM, la caisse de prévoyance des militaires. Et un des clients de la jeune entreprise créée en 2017 a décidé d’étendre cette année l’application à tout son portefeuille d’assurés. Une bonne nouvelle à fêter pour cette première participation au CES.

« Nous visons 80 % du marché de l’assurance en France d’ici trois ans et un chiffre d’affaires qui doit dépasser le million d’euros la deuxième année, déclare Philippe Baranski. MySofie doit viser haut pour s’imposer rapidement. » Et le CES, véritable accélérateur, est « un moyen d’aller vite et loin ».

A la conquête du marché de l’e-santé

L’idée de l’application mySofie est partie d’un constat simple : « Personne n’y comprend rien à ses contrats d’assurance santé. » Un constat fait en connaissance de cause puisque Philippe Baranski et Aymeric Méhu, à l’origine de l’application, ont tous passé plus de vingt ans dans le secteur de l’assurance et de la protection sociale. Téléchargée sur smartphone, mySofie permet de suivre les remboursements de la sécurité sociale et des complémentaires santé pour toute la famille, en agrégeant les différents contrats sur un seul compte.

Le suivi des remboursements de santé avec mySofie

Suivre ses remboursements santé en toute simplicité avec mySofie from mySofie on Vimeo.

D’un côté l’application offre plus de transparence et de lisibilité à l’utilisateur. De l’autre elle permet aux assureurs de mieux valoriser leur offre de garanties et d’entrer en contact avec leurs assurés à chaque consultation du compte. Mais derrière le secteur de l’assurance, c’est le marché de la santé que vise mySofie. Véritable assistant personnel, l’application fait aussi office de plateforme de services e-santé, dont un outil de communication prévu en juillet pour créer sa propre communauté.

L’entreprise de Philippe Baranski et d’Aymeric Méhu a profité d’une levée de fonds de 600 000 euros en juin dernier. « Je considère le salon réussi si nous arrivons à nouer de fortes relations avec des acteurs français et européens, reprend Philippe Baranski. Avec la délégation Nouvelle-Aquitaine, le CES ne peut que nous apporter de nouvelles opportunités»

Dans la valise de mySofie

  • Les baskets porte-bonheur de Philippe Baranski
  • Des élastiques de cross-training
  • Le livre « Perles de Churchill »
  • Un mug de voyage
  • Un tee-shirt de rugby
  • Un casque audio

 

 

 



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