#CES2018 #Naqui : Un nouvel écosystème innovant façonné pour l’edutainment

Les loisirs, la culture et l’éducation sont bouleversés par les innovations technologiques et la révolution numérique. L’edutainment devient un véritable enjeu pour les start-up de Nouvelle-Aquitaine. Celles-ci imposent leurs idées et leurs visions avec des solutions novatrices.

Les start-up de la French Tech comptent s’y tailler la part du lion en créant un pôle de référence international dans le domaine de l’édutainment. Éducation, loisirs, culture : les possibilités offertes dans ces domaines par la révolution numérique sont immenses. La Région Nouvelle-Aquitaine l’a bien compris et aide ces start-up à poser les jalons de ce nouvel écosystème prometteur. Parmi les jeunes pousses venues de Nouvelle-Aquitaine au Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, sept d’entre elles innovent justement dans le secteur de l’éducation et des loisirs. Celles-ci seront présentes comme visiteuses ou sur les marketplaces thématiques. C’est le cas de CWD Sellier implantée à Nontron, en Dordogne. Ses produits – des selles d’équitation haut de gamme – ont conquis les cavaliers du monde entier. Fondée en 1998, CWD Sellier a rapidement su s’imposer comme le leader mondial des selles de sport avec près de 9000 fabriquées chaque année.

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Forte de ce succès, CWD Sellier a choisi d’innover dans un secteur marqué par de fortes traditions. L’entreprise vient de lancer « iJump », la première selle connectée au monde accompagnée d’une application entièrement dédiée. Ces produits d’excellence ont été conçus comme une aide à l’entraînement des cavaliers de saut d’obstacles. Un système électronique embarqué permet d’évaluer la locomotion du cheval à l’aide de dix paramètres tels que la qualité des sauts, du galop ou des foulées. Ces indicateurs peuvent également être synchronisés en temps réel à des smartphones et à la vidéo tournée sur le parcours.


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« Cette innovation de rupture est le résultat de cinq années de recherche et de développement », détaille Laurent Duray, président de CWD Sellier où onze personnes travaillent en permanence sur la R&D. Le chef d’entreprise entend trouver au CES « une caisse de résonance » pour la selle « iJump ». « Nous avons la volonté de la diffuser de façon massive d’ici 3 à 5 ans ! » Autre innovation : la web-app de Limouzik, entreprise créée à Limoges (Haute-Vienne) en décembre 2016. Cette application permet de reproduire un répertoire musical classique, folklorique ou populaire sans solfège ni apprentissage ! Jamais une fausse note : selon l’accord choisi, l’algorithme recalcule en continue la hauteur des notes des autres touches et joue toujours juste. « En quête de notoriété », cette web-app développée par Michel Brieu compte bien se faire entendre au CES.

 

Le Futuroscope de Poitiers et l’entreprise bordelaise Addinsoft arpentent aussi les allées du CES. Avec son logiciel XLSTAT, cette dernière s’est hissée au rang de leader mondial des solutions d’analyse de données et de statistique pour MS Excel. À Las Vegas, les universitaires ne sont pas non plus en reste. Sanpsy, l’unité de service et de recherche rattachée au CNRS et à l’Université de bordeaux, y vient pour « confronter ses projets d’innovation et augmenter sa visibilité ». Les équipes de Sanpsy travaillent notamment sur le sommeil ou l’hyperactivité. Autre start-up attendue au CES : Slick et son stabilisateur motorisé et « waterproof » pour GoPro. Depuis les Pyrénées-Atlantiques, l’entreprise de Thomas Agaraté a conçu un modèle motorisé pour les amateurs de sports extrêmes. Ride en skate, en VTT ou dans la poudreuse, leurs vidéos sont fluides et sans vibration. Bluffant !

Côté éducation, l’innovation est aussi à chercher du côté de Marbotic. Cette jeune entreprise installée à Bègles (Gironde), conçoit des jeux connectés en bois et des applications pour aider les enfants de 3 à 7 ans dans l’apprentissage de la lecture. Elle réalise 90% de son chiffre d’affaires à l’export après seulement cinq ans d’existence – dont trois consacrés à la R&D.

« Il est primordial pour nous d’être visible à l’international », confirme Michaël Turbe, le directeur des opération présent au CES. Marbotic doit ainsi y dévoiler « Lil Reader », une nouvelle application pour apprendre à lire en anglais. Six nouvelles langes dont le chinois, le russe et le japonais vont également être intégrées aux six autres applications de Marbotic.

 

 

Huit salariés – dont quatre dédiés à la R&D – concourent à la réussite de cette société girondine fondée par Marie Merouze. Preuve de cette réussite foudroyante : Marbotic s’apprête à annoncer un « gros partenariat » avec une chaîne de distribution de renommée mondiale. Ses applications et jouets connectés conçus en Nouvelle-Aquitaine seront vendus d’ici mars 2018 dans le monde entier ! Le nom de ce partenaire doit être dévoilé lors du CES de Las Vegas.

 

 



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