#CES2018 #Naqui : Des solutions interactives et innovantes pour une industrie 4.0

Drones, réalité augmentée, objets connectés : les start-up de la Nouvelle-Aquitaine planchent déjà sur l’industrie 4.0. Le digital et l’humain en interaction bouleversent les usages et offrent la possibilité d’améliorer le confort des usagers dans l’entreprise et leur façon de travailler.

Au Consumer electronic show (CES) de Las Vegas, les start-up de la Nouvelle-Aquitaine dévoilent des solutions toujours plus autonomes ou conçues pour améliorer le quotidien de leurs usagers et l’industrie de demain. Spécialisée dans l’ingénierie mécatronique, Skeyetech s’apprête ainsi à commercialiser son drone 100% autonome qu’elle dévoile pour la première fois à l’international durant le CES. Créée fin 2014 à Mérignac (Gironde), cette jeune pousse a mis au point – après 2 ans de R&D – un drone de vidéosurveillance capable d’opérer sans aucune intervention humaine et rechargeable de façon autonome. Le drone de Skeyetech, programmé pour effectuer des rondes régulières ou « des levées de doute », a été conçu pour surveiller des sites industriels. « Nous avons aussi beaucoup de demandes dans les secteurs agricoles et de la sécurité », détaille Grégoire Linard, l’un des deux cofondateurs de Skeyetech avec Antoine Lecestre. La start-up girondine a récemment été absorbée par Azur Drones pour devenir le leader français sur le segment de la vidéosurveillance par drone. « Nous allons désormais cibler les marchés internationaux », assure Grégoire Linard.

Basée à La Teste de Buch en Gironde, l’entreprise DPS (Drone Protect System) propose elle, sur le marché de la sécurité, une solution unique et innovante en matière de drone de surveillance sans pilote, afin d’améliorer les dispositifs d’alerte existants. L’innovation de son concept de haute technologie :  sa capacité à être déclenché et suivi à distance par le centre de surveillance, sa totale autonomie et ses facultés de fonctionner en toutes conditions météorologiques (pluie, vent, etc.)

Les marchés nord-américains en ligne de mire, Orfea Acoustique Développement se tourne désormais vers l’international. Silent Space, sa technologie développée à Brive (Corrèze), est commercialisée depuis le début de l’année et rencontre un vif succès. Douze grands comptes (multinationales et CAC40) ont été signés en 2017. La start-up a conçu une solution acoustique active et connectée afin d’améliorer le confort et la concentration des utilisateurs en open space. Silent Space émet un signal sonore se mêlant au bruit ambiant pour mieux l’atténuer. « Le contraire du bruit, ça n’est pas le silence, c’est le confort », avance Frédéric Lafage, fondateur et CEO d’Orfea. Silent Space a nécessité 3 ans de RD. « Et nous attaquons la V3 attendue en 2019, précise Frédéric Lafage. Une levée de fonds de 1 à 2 millions aura lieu cette année. »

De son côté, Meshroom VR s’attelle à rendre la réalité virtuelle simple, accessible et intuitive. L’objectif de cette start-up bordelaise? Permettre aux concepteurs et designers, grâce à un casque VR, de visualiser leurs création en 3D à l’échelle 1, avant même d’entamer la phase de prototypage. Coûts moindres et gain de temps : Meshroom VR entend bien révolutionner l’usage de la réalité virtuelle. Mois d’un an après le lancement de leur outil, ses trois cofondateurs recherchent au CES des distributeurs internationaux.

Basée à Pessac (Gironde), la société AIO dévoile, elle, au CES un objet connecté industriel baptisé Numii. Ce petit robot et son IA génèrent des data sur la pénibilité au travail et identifient les zones à risque dans une entreprise. Ils permettent ainsi de mettre en place un suivi individuel de la santé de chaque salarié. Les données collectées et anonymisées, avance AIO, alimenteront aussi la recherche médicale. Installée à Bordeaux et spécialiste des logiciels de conception et de fabrication 3D, Cadlink se veut au cœur des métiers de la création, du design et du luxe. La société fondée par Philippe Pigeard recherche de nouveaux partenaires au CES.

Après l’Europe, les objets connectés de GreenMe s’apprêtent à débarquer sur le marché nord-américain. La start-up landaise d’Aire-sur-l’Adour propose le premier service connecté pour la qualité de l’environnement de travail. GreenMe permet la mesure individuelle et en continu de dix paramètres comme l’humidité, le bruit ou la température. Les données traitées par une application prenant même en compte le ressenti des utilisateurs, permet d’améliorer confort et productivité.

Lancée par deux startupers et septuagénaires à Arcangues (Pyrénées-Atlantiques), 1A3I a mis au point une solution logicielle pour faciliter « la restructuration de documents déstructurés ». En s’appuyant sur le big-data, le deep-learning et l’IA, les fichiers vectoriels peuvent ainsi être modifiés, extraits ou enrichis.
Basée à Angoulême, la start-up Iteca s’appuie sur l’IA, la réalité augmentée et la réalité virtuelle pour éditer ses logiciels. À Las Vegas, Iteca présente sa plate-forme SmartUpp permettant de connecter et d’afficher toutes les données d’un environnement industriel.

Au CES, Dmic met l’accent sur sa nouvelle solution, Ubiwan Smart. Implantée à Latresne, la start-up girondine produit des solutions de gestion de flotte connectée grâce à des capteurs GPS. À Angoulême, en Charente, Incwo, édite des logiciels modulables et 100% cloud pour offrir aux TPE et PME un bureau dématérialisé et des outils pour gérer la trésorerie ou les stocks, entre autres. Fondé voilà 10 ans par Guillaume Besse, Incwo est désormais présente dans 40 pays.