#CES2018 #Naqui : L’économie sociale et collaborative se développe en Nouvelle-Aquitaine

En pleine mutation, l’économie sociale et collaborative s’appuie plus que jamais sur la révolution numérique. À la pointe de l’innovation, les start-up de Nouvelle-Aquitaine dévoilent leurs idées, leurs atouts et leurs produits au CES de Las Vegas.

Le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas revêt un enjeu stratégique pour la région Nouvelle-Aquitaine et ses start-up. Près de 20000 nouveaux produits y sont lancés chaque année. Mais le CES, c’est aussi l’occasion de découvrir les avancées et le dynamisme de l’économie sociale et solidaire qui tirent toujours plus partie de la révolution numérique. « C’est notre objectif : donner corps à l’économie sociale et collaborative », confirme Élodie Poudevigne, chargée de la communication chez SoUse. La start-up niortaise (Deux-Sèvres) vient tout juste de lancer la V2 de son moteur de recherche, un agrégateur d’offres issues de l’économie collaborative et circulaire. Besoin d’un service ? Envie de sortir ? SoUse propose 10 millions d’offres référencées au plus près des utilisateurs grâce à une géolocalisation revue et affinée. Elle agrège déjà 60 autres plates-formes partenaires comme BlaBlaCar. « Et ça n’est qu’un début, nous avons identifié 400 start-up pouvant intégrer notre écosystème. » Les Niortais de SoUse entendent bien devenir « LA référence » en proposant à leurs utilisateurs « une vision globale de l’économie sociale et collaborative ». SoUse, c’est déjà un site web et deux apps sur IOS et Androïd. La start-up vient aussi au CES pour lancer une API sur-mesure et « capter de la visibilité auprès des médias ».

 

C’est ce qui s’appelle faire d’une pierre trois coups. Repérée et invitée au marketplace du CES en 2015, la start-up Facil’Iti y revient cette année pour la troisième fois avec une technologie toujours plus aboutie. La solution de cette entreprise implantée à Limoges (Haute-Vienne) permet de rendre les contenus des sites web plus accessibles aux seniors et handinautes. L’e-exclusion n’est plus un concept, des milliers de personnes se trouvent coupées des réseaux en raison de gênes physiques, visuelles ou cognitives. Couleurs, ergonomie : Facil’Iti adapte ainsi sur-mesure les contenus d’un site aux tablettes, smartphones ou PC sans même toucher au code informatique. « C’est la seule technologie du genre existante au monde », confirme Frédéric Sudraud, CEO de Facil’Iti.

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Pour décrypter l’information, un algorithme basé sur l’intelligence artificielle a ainsi été créé après 5 ans de R&D. Facil’Iti travaille actuellement sur les troubles autistiques. « On imagine traduire une phrase par des pictogrammes, des photos ou des vidéos par exemple, avance Frédéric Sudraud. Et nous essayons aussi d’aller vers des domaines inattendus, comme la maladie d’Alzheimer. » Déjà tombés dans l’escarcelle de Facil’Iti : la mairie de New York et tous ses sites web.

Venue tout droit du Béarn, la start-up Botmatic est, elle, installée à l’Eurekapark du CES. Basée au technopole Hélioparc de Pau, cette jeune pousse a mis au point un chatbot dédié aux solutions RH. « Nous sommes des aiguilleurs du ciel. Notre chatbot permet d’engager une conversation avec les candidats sur des applications de messagerie instantanée comme Messenger. », détaille Arthur Boivin, l’un des deux cofondateurs de Botmatic avec Samuel Roy. Situation actuelle, disponibilité, qualifications : les recruteurs n’ont plus besoin de mettre à jour les profils, le robot s’occupe de tout !

 

Solution online, le chatbot Botmatic s’appuie sur l’intelligence artificielle et le NLP, le natural language processing. « Les données brutes exprimées par les clients sont renvoyées vers les sociétés RH. Les boîtes d’intérim, par exemple, n’ont plus besoin de mettre à jour leurs données chaque mois », explique Arthur Boivin. Commercialisé depuis octobre, Botmatic vise pour l’heure les marchés français, britannique et américain, « le plus gros en terme de volumes ». Toute l’équipe de Botmatic a fait le déplacement dans le Nevada pour sonder le marché et engranger les contacts.



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