#CES2018 #Naqui : E-santé, une révolution numérique pour le quotidien des patients et professionnels

Centrée sur le patient, la e-santé bouleverse les usages pour mieux répondre aux problématiques médicales et de territoire. Prêtes à relever ces défis, les start-up de Nouvelle-Aquitaine présentent leurs innovations au CES de Las Vegas.

Au service du bien-être de la personne, la e-santé bouleverse l’écosystème et les usages des professionnels comme des patients. Consciente des enjeux, la Région Nouvelle-Aquitaine a orienté sa stratégie de développement de la filière santé vers des innovations à l’échelle de 4 à 5 ans. Cette révolution numérique doit permettre – entre autres – d’optimiser et de personnaliser la prise en charge des patients, de réduire les coûts tout en répondant à des problématiques telles que la désertification médicale ou la transition démographique. L’an dernier, plus de 1600 téléconsultations ont ainsi été réalisées depuis une cinquantaine d’EHPAD de Nouvelle-Aquitaine. La Région finance aussi le déploiement du très haut débit dans les établissements de santé et 160 maisons de santé pluridisciplinaires (MSP). Et les start-up de la e-santé ne sont pas en reste. Plusieurs d’entre elles présentent leurs innovations au Consumer electronic show (CES) de Las Vegas à l’image de Mirambeau App Care basée à Martillac (Gironde). Son fondateur, Benoît Mirambeau, a conçu DiabiLive, une application multiplate-forme dédiée aux personnes diabétiques. Grâce à ses algorithmes, DiabiLive délivre le taux d’insuline exact en fonction des prescriptions médicales, de la diététique et de l’activité physique. Aidants, secouristes et médecins ont accès à ces données.

Cette application doit être commercialisée dans les toutes prochaines semaines. « Avec un an d’avance », confirme Benoît Mirambeau qui a pensé « une ergonomie immédiatement mémorisable, à tous les âges ». Lui vise les marchés internationaux à très court terme et recherche au CES de nouveaux partenaires.

Exelus entend, elle, y décupler sa notoriété. Fondée à Latresne, la start-up girondine dévoile au CES, en avant-première mondiale, une nouvelle version de Nomadeec, sa plateforme de télémédecine d’urgence. Lancée au printemps 2016, cette solution permet d’établir depuis le terrain un bilan médical complet avec photos et vidéos, et de le transmettre en temps réel à un médecin régulateur. « Et nous y avons intégré une innovation, une rupture d’usage », détaille Stéphanie Dulout, l’une des trois associés d’Exelus avec Xavier Maurin et Louis Rouxel.
Avec la technologie Microsoft HoloLens, et l’intégration d’interfaces holographiques, les secouristes ont désormais les mains libres pour effectuer les soins. Tout est désormais activable par la voix ou aux gestes, grâce à l’IA et à la réalité mixte et augmentée développée en partenariat avec Holoforge. La commercialisation de cette évolution de Nomadeec est attendue dans le courant de l’année. Exelus envisage aussi une seconde levée de fonds en 2018 pour soutenir son développement.

Un pied à Bordeaux, un autre à Palo Alto, dans la Silicon Valley. Synapse, la start-up girondine également installée en Californie, entend bien rendre accessible au plus grand nombre l’information sur les médicaments. Synapse a développé une plateforme d’intelligence artificielle et un smart assistant afin d’analyser n’importe quelle ordonnance et de répondre aux questions les plus complexes des professionnels de santé, tout en garantissant une fiabilité totale. « Le médicament serait actuellement la troisième cause de mortalité mondiale, devant le diabète », avancent Clément Goehrsses, Louis Létinier et Bruno Thiao-Layel, les trois fondateurs. Ce constat a convaincu ces médecins et ingénieur en informatique d’innover dans la e-santé. Après 24 mois de R&D dans les universités de Stanford (Californie) et Bordeaux, Synapse a ainsi breveté son concept. Synapse comprend une base de données de plus de 20000 médicaments. Au CES de Las Vegas, la start-up entend développer sa visibilité, assurer une veille technologique et rencontrer de nouveaux clients.

La e-santé peut aussi bousculer le bon vieux carnet de santé. C’est ce que propose ID Vitae dirigée par Céline Bonneau. Cette start-up implantée à Limoges (Haute-Vienne) a développé quatre produits – bracelet, sticker, carte et porte-clés – pour sauver des vies. Tous sont dotés d’un QR code : flashés par un smartphone, ils donnent accès aux informations vitales de son utilisateur en cas d’accident (allergies, traitement médical, etc.). Une aide high-tech pour les secouristes ! Deux ans ont été nécessaires pour développer cette technologie – commercialisée depuis mai dernier – ainsi que le site Internet où les données sont stockées, cryptées et sécurisées.



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